Nature Plants publie un nouvel article sur la diplomatie scientifique pour la santé des végétaux

Publié on mar, 11 Aoû 2020, 18:04

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©FAO/Giulio Napolitano / FAO

*• Nature Plants publie un nouvel article sur la diplomatie scientifique pour la santé des végétaux, co-écrit par d'éminents représentants de la communauté de la santé des végétaux.

• La collaboration internationale en matière de recherche est essentielle pour lutter contre les organismes nuisibles et les maladies des végétaux, qui détruisent jusqu'à 40 pour cent des cultures vivrières et entraînent 220 milliards d'USD de pertes chaque année.

• Le Cadre stratégique de la CIPV pour 2020-2030 prévoit la mise en place d'un programme sur la coordination mondiale dans le domaine de la recherche phytosanitaire, dont l'article publié dans Nature Plants constitue le point de départ.*

Rome, 11 août 2020 - La communauté de la CIPV est ravie d'annoncer la publication d'un nouveau document d'orientation intitulé "Diplomatie scientifique pour la santé des végétaux". Publiée dans la prestigieuse revue scientifique à comité de lecture Nature Plants, l'étude a été préparée dans le cadre de l'Année internationale de la santé des végétaux 2020. Elle a été corédigée par des spécialistes de la communauté internationale de la santé des végétaux, avec pour objectif d'analyser les nouvelles perspectives et les nouveaux défis qui se posent dans la coordination mondiale de la recherche phytosanitaire.

D'après la FAO, les organismes nuisibles et les maladies des végétaux entraînent chaque année la perte de 40 pour cent des cultures vivrières mondiales et des pertes commerciales d'au moins 220 milliards d'USD. Cette situation empêche des millions de personnes de manger à leur faim et nuit gravement à l'agriculture.

«La science joue un rôle capital dans la création de synergies entre les communautés nationales et internationales. Il est absolument essentiel de mettre en place un réseau mondial d'experts et de chercheurs dans le domaine phytosanitaire et de renforcer la collaboration internationale, afin d'aider les autorités locales et internationales à lutter contre les menaces phytosanitaires et à trouver des solutions communes aux nouveaux défis mondiaux», a déclaré l'un des coauteurs, M. Jingyuan Xia, Secrétaire de la CIPV et Directeur de la Division de la production végétale et de la protection des plantes de la FAO. La mise en place d'un réseau mondial visant à faciliter les efforts de recherche internationaux sur les organismes nuisibles réglementés et les nouveaux organismes nuisibles peut permettre de dépasser certaines limites que connaissent actuellement les systèmes phytosanitaires. Cela contribuera également à mieux protéger les pays et leurs activités agricoles, environnementales et commerciales contre les organismes nuisibles et les maladies des végétaux. Un tel réseau mondial devrait faciliter la collaboration entre les décideurs, les bailleurs de fonds de la recherche et les scientifiques, et rassembler les autorités nationales et régionales de recherche telles que les organisations nationales de la protection des végétaux (ONPV), les organisations régionales de la protection des végétaux (ORPV), les pouvoirs publics, ainsi que des représentants du monde universitaire, des instituts de recherche et du secteur privé.

«La complexité des défis phytosanitaires exige des connaissances et une expertise spécialisée qui ne peuvent être trouvées dans un seul pays. Face à cette situation, la diplomatie pour la science permet d'instaurer des collaborations multidisciplinaires et internationales visant à relever ces défis», a déclaré Baldissera Giovani, coordinateur du réseau Euphresco et auteur principal de l'étude. «La coordination mondiale de la recherche dans le domaine phytosanitaire permettra d'accélérer l'harmonisation des approches et de faire converger les points de vue nationaux, de manière à passer du compromis du plus petit dénominateur commun à une vision plus ambitieuse sur la santé internationale des végétaux», a-t-il ajouté.

Le besoin d'un réseau mondial de coordination de la recherche a déjà été manifesté par les autorités phytosanitaires de nombreux pays. Le Cadre stratégique de la CIPV pour 2020-2030, qui sera présenté pour adoption lors de la quinzième session de la Commission des mesures phytosanitaires (CMP 15) en 2021, aborde cette question. Il reste beaucoup à faire, et la communauté phytosanitaire est ravie de commencer à examiner de nouvelles solutions et approches en vue de renforcer la coordination de la recherche au niveau mondial.

À propos de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV)

La Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) est un traité intergouvernemental signé par plus de 180 pays, qui vise à protéger les ressources végétales mondiales contre l’introduction et la dissémination des organismes nuisibles, et à promouvoir l'innocuité du commerce. Pour atteindre ses objectifs, la Convention a mis en place et utilise comme outil principal les normes internationales pour les mesures phytosanitaires (NIMP), ce qui en fait la seule organisation mondiale de normalisation dans le domaine phytosanitaire. La CIPV est l'une des «trois sœurs» reconnues par l'Accord sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), aux côtés du Codex Alimentarius et de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Créé en 1992, le Secrétariat de la CIPV est hébergé au siège de la FAO à Rome. Il a pour mission de coordonner le travail des parties contractantes à la CIPV en vue d'atteindre les objectifs de la Convention. Le Secrétariat élabore diverses ressources pour fournir des directives techniques, met en œuvre des projets liés à la santé des végétaux, organise les réunions de la Commission des mesures phytosanitaires et d'autres grandes réunions de comités et communique sur la santé des végétaux et ses programmes de coopération.

L'article peut être consulté à l'adresse rdcu.be/b6crb.

Pour de plus amples renseignements, voir www.ippc.int/fr.

Pour toute question, les représentants des médias peuvent contacter Mirko Montuori, Responsable de projet au sein du Secrétariat de la CIPV, à l'adresse [email protected].

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