Tenue d'un atelier régional sur la lutte contre la souche tropicale 4 de la fusariose du bananier en Afrique australe

Posted on ven, 27 Nov 2020, 11:34

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©FAO/Ezequiel Becerra / FAO

Rome, 11 novembre 2020. L'Année internationale de la santé des végétaux 2020 vise à sensibiliser à l'importance de la santé des végétaux et à la nécessité de protéger les végétaux et les produits végétaux contre les organismes nuisibles. Comme toujours, la prévention est préférable à la lutte, surtout pour les maladies contre lesquelles on ne dispose pas de remède efficace. Causée par le champignon Fusarium oxysporum f.sp. cubense, la fusariose du bananier, également connue sous le nom de maladie de Panama, est l'une des maladies les plus destructrices du bananier. La souche tropicale 4 du champignon cause d'énormes dégâts dans les bananeraies, et il n'existe à ce jour aucun remède pour y faire face. La seule manière de lutter contre la fusariose du bananier est d'empêcher son introduction et/ou d'utiliser des variétés végétales résistantes.

Un atelier régional de formation sur l'identification, les stratégies de gestion et l'évaluation de l'impact de la souche tropicale 4 du champignon de la fusariose du bananier a été organisé récemment par la FAO et la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC). Le responsable de l'Équipe chargée de l'intégration et de l'appui au Secrétariat de la CIPV, M. Arop Deng, le responsable des obligations nationales en matière de communication d'informations (ONC) au Secrétariat de la CIPV, M. Qingpo Yang, et la responsable de la gestion des savoirs à la CIPV, Mme Paola Sentinelli, ont été invités à y présenter un exposé sur le mécanisme de signalement des organismes nuisibles prévu par le système d'ONC de la CIPV. L'atelier visait à renforcer la capacité des organisations nationales de la protection des végétaux à aider les agriculteurs à prévenir, contenir et lutter efficacement contre la souche tropicale 4 du champignon de la fusariose du bananier. Il visait également à améliorer les compétences des participants en matière de lutte contre les organismes nuisibles, notamment en ce qui concerne le diagnostic, la surveillance, le suivi, les évaluations d'impact et le choix des options de lutte appropriées contre les organismes nuisibles.

M. Qingpo Yang a souligné que le signalement des organismes nuisibles était l'une des obligations les plus importantes que doivent remplir les parties contractantes. Il a présenté le mécanisme de signalement des organismes nuisible de la CIPV ainsi que le bulletin d'information sur les organismes nuisibles publié sur le PPI, lequel permet aux pays d'avoir accès à des informations officielles dans le domaine phytosanitaire. Il a également expliqué que l'évaluation des capacités phytosanitaires peut aider les pays à améliorer rapidement leur ONPV et l'ensemble de leur système phytosanitaire afin de mieux lutter contre la souche tropicale 4 du champignon de la fusariose du bananier et les organismes nuisibles en général. Les représentants des ONPV ont indiqué qu'ils feront de leur mieux pour respecter l'obligation de signalement. Les participants ont manifesté un grand intérêt pour les systèmes d'alerte et d'intervention en cas d’apparition de foyers d'organismes nuisibles et pour le réseau de laboratoires de diagnostic que le Secrétariat de la CIPV prévoit de mettre en place. Ils ont indiqué que ces systèmes et ce réseau faciliteront grandement leur travail en lien avec la protection de la santé des végétaux.

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©FAO/Believe Nyakudjara

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