Posted on ven, 05 Jui 2026, 16:18
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Casablanca, 12 mai 2026 – Les pays de la région Proche-Orient et Afrique du Nord vont accélérer leurs efforts pour adopter la [solution ePhyto de la CIPV][1], système numérique innovant qui permet l’échange harmonisé de certificats phytosanitaires électroniques entre les organisations nationales de la protection des végétaux (ONPV).
Lors d’un atelier régional tenu les 11 et 12 mai à Casablanca (Maroc), plus de 100 représentants issus d’ONPV, d’organismes régionaux et de groupes d’experts techniques se sont réunis en présentiel et en ligne pour faire le point sur les progrès accomplis, partager leurs expériences en matière de mise en œuvre et examiner comment les pays peuvent commencer à échanger des certificats phytosanitaires électroniques. L’atelier était organisé par l’Organisation pour la protection des végétaux au Proche-Orient (NEPPO), en collaboration avec le Secrétariat de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) et le Bureau régional pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Une dynamique croissante en faveur de la solution ePhyto de la CIPV
Les pays ont exprimé leur intérêt pour l’ePhyto, tout en mettant en évidence plusieurs obstacles pratiques à sa pleine mise en œuvre, notamment l’insuffisance des cadres juridiques, le manque de coordination entre les institutions, les limites des infrastructures techniques, ainsi que les lacunes en matière d’équipement et de formation.
En dématérialisant la certification phytosanitaire, conformément à la [norme internationale pour les mesures phytosanitaires (NIMP) n° 12 (Certificats phytosanitaires)][2], la solution ePhyto de la CIPV aide les pays à remplacer les documents papier, contribuant ainsi à réduire les coûts et les charges administratives, à améliorer l’exactitude des données et à prévenir les retards et la fraude dans le commerce des végétaux et produits végétaux. Au moyen des NIMP et des ressources de mise en œuvre, la CIPV fournit le cadre mondial qui permet aux pays d’échanger de manière sûre et efficace des certificats phytosanitaires numériques.
À ce jour, plus de 100 pays dans le monde utilisent la solution ePhyto de la CIPV, ce qui permet aux opérateurs commerciaux d’économiser environ 80 millions d’USD par an, sur la base du volume moyen actuel de 250 000 certificats échangés chaque mois.
Les discussions ont notamment porté sur la question de savoir si les pays doivent se connecter directement à la plateforme ePhyto ou utiliser le système national ePhyto générique (GeNS), plateforme prête à l’emploi destinée aux ONPV qui ne disposent pas de systèmes numériques nationaux, ainsi que sur le processus global d’adoption d’ePhyto au moyen de procédures d’exportation et d’importation normalisées et harmonisées.
Des stades différents, des difficultés communes
Plusieurs pays ont présenté l’état d’avancement de leurs démarches.
En mars 2026, l’Iraq a été intégré au système ePhyto et l’ONPV devrait commencer la formation en ligne dans les prochains mois. L’Arabie saoudite se connectera à la plateforme ePhyto d’ici à la fin de 2026, tandis qu’Oman étudie une approche progressive qui devrait lui permettre d’utiliser le GeNS pendant qu’il développe un système national à long terme. La Libye et les Émirats arabes unis ont également exprimé leur intérêt pour la solution ePhyto de la CIPV, tandis que le Soudan a demandé des orientations préliminaires sur la manière d’engager le processus.
La Mauritanie a mis en service son GeNS en février 2026, ce qui constitue une étape importante pour la région. L’Égypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie ont également partagé leurs expériences nationales, permettant ainsi aux nouveaux pays de mieux comprendre les étapes pratiques de la mise en œuvre. Les expériences de la Tunisie et de la Jordanie en matière d’utilisation du GeNS ont été citées comme des exemples solides pour les pays qui progressent vers la mise en œuvre. Le Maroc a également partagé son expérience de connexion à la plateforme au moyen de son système national SIPS.
Au-delà de la technologie
Tout au long des discussions, les pays ont appelé à renforcer l’appui en langue arabe, notamment par la traduction des manuels, des documents d’orientation et de l’interface du GeNS, afin de faciliter l’adoption de l’ePhyto dans l’ensemble de la région. Les participants ont également souligné l’intérêt de l’apprentissage entre pairs: les pays qui utilisent déjà l’ePhyto sont ainsi appelés à appuyer ceux qui en sont au commencement.
L’atelier a mis en évidence l’importance de renforcer les cadres juridiques, de clarifier les rôles institutionnels, d’améliorer la coordination entre les organismes compétents dans les domaines du commerce et des systèmes phytosanitaires, et d’apporter un appui pratique et concret, en particulier pour la configuration des systèmes, les flux de travail et les essais.
Prochaines étapes
Alors que les pays continuent de développer le commerce des végétaux et produits végétaux, la coopération régionale en matière de certification numérique devrait jouer un rôle de plus en plus important pour favoriser l’innocuité du commerce, tout en contribuant à réduire la dissémination des organismes nuisibles d’un pays à l’autre.
Dans les prochains mois, l’appui technique en matière de suivi, l’apprentissage entre pairs et la planification adaptée à chaque contexte national devraient aider les pays à combler les lacunes juridiques, opérationnelles et infrastructurelles. Pour de nombreux participants, la prochaine étape est claire: mettre à profit la dynamique régionale pour instaurer des échanges réguliers et fiables de certificats électroniques.
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